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Windows 11

Il fallait bien faire un article très rapide sur cette nouvelle mouture de Windows. Comme macOS, Microsoft décide de quitter le fameux 10 ou X, pour une nouvelle révision après 6 ans de Windows 10 et de mises à jour biannuelle de son OS phare.

macOS

Il est intéressant de parler des inspirations du coté d’un OS concurrent. OS X, avec le nombre conséquent de révisions pendant 15 ans (2000 à 2015), fut certainement une petite source d’inspiration pour Microsoft, pour lancer Windows 10 et d’affirmer que celui-ci serait à l’image d’OS X constamment mis à jour et potentiellement « éternel ». Cependant macOS (uniformisant son nom avec iOS, iPadOS et watchOS) depuis 2016 a finalement été renommé en abandonnant dans son nom principal toute forme de numéro de version (On sait cependant si on veut creuser un peu plus loin que la version actuelle est la version 12).

macOS a cependant un avantage conséquent par rapport à son concurrent direct, c’est la maîtrise par Apple du logiciel et du matériel, et cela à son importance considérable en matière d’intégration et de sécurité. Cela aussi permet de mettre en obsolescence les vielles machines, mais ce n’est pas forcément un mal si on veut contrôler la sécurité du début jusqu’à la fin.

Nouvelle version ?

Aujourd’hui je me pose réellement la question de l’intérêt d’une « nouvelle révision ». Est-ce vraiment un tournant pour l’OS phare de Microsoft, ou est-ce une astuce marketing de plus, pour signifier que l’on termine l’ère de Windows 10, et qu’il faudra vraisemblablement payer pour mettre à jour l’OS dans sa nouvelle version ? (là je parle essentiellement des versions entreprise ou les licences font référence à des numéros de version, il a été indiqué par Microsoft que la mise à jour serait gratuite pour le matériel supporté). Personnellement j’aurais aimé à l’instar d’Apple que tout soit simplifié et que le numéro soit abandonné, mais Microsoft ne contrôlant pas le matériel, en matière de tarification c’est plus intelligent de garder ce numéro de version.

Mise à jour et nouveautés

Je n’irai pas en profondeur dans ce chapitre, de nombreux sites en parle en détail. Tout ce que je peux dire c’est que sur mon portable sous Windows 10, tout s’est fait avec une réelle simplicité et vitesse… (je crois que c’est la mise à jour majeure de Windows la plus simple à laquelle je fus confronté, généralement je préfère repartir d’une version from scratch, mais là le travail de mise à jour est à saluer).

Je pense par contre qu’à part la réorganisation de la barre des tâches il n’y a vraiment pas beaucoup de nouveautés, pas de quoi annoncer une nouvelle révision majeure pour ce nouvel OS. Par contre les menus me semblent plus faciles à appréhender pour le mode « tablet ». Je le testerais plus tard si ma tablette chinoise est compatible…

Sécurité

Le point le plus important de cet OS est enfin l’abandon du mode de compatibilité BIOS/UEFI et l’implémentation obligatoire de « Secure Boot » avec une puce TPM 2.0.

D’un point de vue commercial la décision a du être difficile, de laisser tomber un grand nombre de « matériels obsolètes », pour « sécuriser » l’OS pour l’utilisateur final. Nous sommes depuis quelques années déjà tiraillés entre les modes de compatibilité BIOS/UEFI et l’activation de Secure Boot ou non, sur nos PCs. Les bonnes pratiques ne justifiant parfois le changement de matériel ou de configuration des machines d’un parc déjà déployé.

De mon point de vue il était vraiment temps qu’un acteur impose son point de vue, contraignant tous les autres à s’aligner avec les bonnes pratiques. C’est la politique de changement en douceur, ou l’on retarde au maximum toute décision importante au dernier moment, mettant cependant les entreprises « non prévoyantes » face à un choix non cornélien.

Conclusion

Pour l’instant je ne peux rien affirmer, car je n’ai pas constaté encore à l’usage de grandes différences entre Windows 10 et Windows 11. Cependant la compatibilité TPM et « Secure Boot » est un mal nécessaire, il faudra voir quelles sont les plateformes abandonnées par Microsoft, surtout sur les ordinateurs de bureaux, ou ce n’était clairement pas la priorité (On parle de comptabilité à partir des Ryzen de 2ème génération et des processeurs Intel de 8ème génération).

Cependant malgré toutes ces « bonnes mesures », il est désormais possible de contourner les prérequis d’installation de Windows 11. Bien sûr cela ne touchera que peu de monde, mais il est parfois désolant d’observer que les mesures prises pour sécuriser l’utilisateur final soient finalement facilement contournées par celui-ci…

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